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À Toulouse, le téléphérique prend son envol

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Une cabine du futur téléphérique urbain de la ville de Toulouse a circulé pour la première fois le mercredi 28 juillet dernier. Avec son parcours de 3 kilomètres, il s’agira du plus long téléphérique en milieu urbain de France. Ce nouvel équipement vise à désengorger en partie la zone sud de la Ville Rose, avec un moyen de transport à la fois silencieux et respectueux de l’environnement. D’autres villes de l’Hexagone veulent également avoir leur propre téléphérique. La présence de ce nouveau téléphérique offrira un nouveau visage à la ville et ajoutera un atout de taille à ses mille et un charmes, une bonne nouvelle pour le marché de l’immobilier neuf à Toulouse. Faisons le point sur les détails des travaux et des premiers essais du téléphérique à Toulouse.

Les premiers essais du téléphérique à Toulouse

Deux cabines ont pu rouler sur les câbles du téléphérique toulousain pour la première fois le 28 juillet dernier. Cette étape supplémentaire, avant la mise en service prévue en fin décembre, s’est déroulée sans aucun problème. Jean-Michel Lattes, le vice-président de Toulouse Métropole et président de l’opérateur de transports Tisséo, a affirmé qu’il est actuellement convaincu que le téléphérique fera très vite partie de l’image de Toulouse. Les premiers essais des cabines laissent aujourd’hui place aux analyses techniques. Le chef de projet Tisséo Ingénierie, Vincent Conan, a expliqué qu’ils allaient réaliser des tests pendant plusieurs mois, avant le début d’une marche à blanc afin que l’exploitant, Altiservice, puisse s’entraîner.

Même si la date de la mise en service du téléphérique a déjà été fixée à décembre 2021, il faut 4 mois pour fiabiliser le fonctionnement de l’installation et de la soumettre aux divers organismes de contrôle. Selon les prévisions, les premières marches à blanc, en simulation d’exploitation, devraient commencer à partir de la mi-novembre.

Pour les premiers roulages, qui ont été organisés à la station de l’Université Paul-Sabatier, à 2m/s contre 7,5 m/s en fonctionnement normal, les cabines ont pu rouler dans un silence remarquable. Pour rappel, 15 cabines seront mises à disposition des voyageurs. Elles pourront accueillir plus de 30 personnes (dont 20 places assises) et relieront l’Oncopole à Paul Sabatier en moins de 10 minutes. Une 16e cabine est prévue pour assurer la rotation dans le cadre d’entretien régulier. Les cabines arborent un design moderne, avec une couleur gris bleuté, sensiblement identique à celle du tram. D’ailleurs, elles paraissent encore plus futuristes que le tram d’Alstom.

Le conducteur de travaux chez Poma, le leader mondial en matière de transport par câbles choisi pour ce chantier, Rémi Torres, affirme que Téléo représente l’avenir du transport urbain. Le modèle actuellement installé « offre la possibilité du franchissement dans un délai de travaux limité, avec un impact faible pour les habitants », ajoute-t-il.

Des milliers de passagers attendus par jour

Le nouvel équipement permettra donc de relier l’université Paul-Sabatier au site de l’Oncopole en une dizaine de minutes, contre une demi-heure environ en voiture. Les cabines pourront accueillir des personnes à mobilité réduite et des vélos, grâce à des espaces dédiés. Les responsables précisent qu’une cabine sera disponible toutes les 90 secondes en heure de pointe. De ce fait, Toulouse espère faire transiter 8 000 personnes par jour via ce mode de transport. Le téléphérique est 30 fois moins polluant que la voiture d’après l’autorité des transports en commun.

Un chantier qui a déjà pris du retard

La mise en service du futur téléphérique urbain de Toulouse avait été initialement prévu à la fin de l’année 2020. Malheureusement, le protocole sanitaire instauré dans la filière du BTP a ralenti considérablement le chantier. Par ailleurs, les sous-traitants italiens du constructeur Poma ont réalisé des livraisons de pièces avec du retard, ce qui a eu pour conséquence deux mois d’arrêt.

Après une longue suspension des travaux à cause de la pandémie, les conditions de reprise des chantiers ont été définies. Ces dernières sont la résultante d’une large concertation entre les autorités de santé, les syndicats, les entreprises et les services de l’État. Cette concertation a ensuite conduit à la rédaction et à la communication d’un guide de préconisations de sécurité sanitaire, édité par l’Organisme Professionnel de Prévention du Bâtiment et de Travaux Publics (OPPBTP). Celui-ci est l’organisme paritaire spécialisé dans l’hygiène, la prévention, la santé et la sécurité. Le guide regroupe toutes les consignes à respecter par les entreprises, notamment les mesures d’hygiène, et surtout les équipements de protection pour chacun des intervenants sur les chantiers. Les chantiers du Téléo ont donc pu reprendre dans le plus strict respect de ces règles de sécurité sanitaire. Par ailleurs, un ralentissement des travaux a également été constaté à cause des contraintes sanitaires en place depuis la reprise.

Une technologie de pointe

C’est le designer Paolo Pininfarina qui a conçu les cabines du Téléo, mais elles ont été fabriquées entièrement en France. Le modèle de cabine qui a été retenu est baptisé « 3S Symphony ». Il correspond au choix technologique du système 3S qui a été prévu pour Téléo. Le système comprend au total trois câbles, un tracteur et deux porteurs. Il est reconnu par les experts pour sa grande fiabilité, la sécurité et le confort qu’il offre aux voyageurs.

Un téléphérique pratique et accessible

Le trajet du téléphérique de Toulouse comprendra le survol de la colline du Pech David. Le voyage de 10 minutes permettra aux usagers de profiter pleinement du charme de la ville et de la vue remarquable sur l’environnement survolé. Les cabines pourront circuler à une vitesse de 25 km/h sur les 3 km de trajet. Le service, quant à lui, sera assuré de 5 h 15 à minuit. Les vitres des « œufs » sont toutes équipées de films « anti-vertige » pour les voyageurs qui auraient la peur du vide. Concernant les équipements à bord des cabines, on y retrouve des écrans dynamiques, un système de vidéosurveillance et des annonces sonores des stations, tout comme sur Linéo.

Un système écologique à toute épreuve

Téléo a choisi le système « 3S » afin de pouvoir faire face à toute sorte d’intempéries, dont des vents pouvant aller jusqu’à 110 km/h. Remi Torres précise que le nouveau téléphérique de Toulouse est basé sur le même système que celui utilisé dans la ville de New York, aux États-Unis. Il raconte que durant la grosse tempête de 2011 survenu dans la ville, le téléphérique a été le dernier mode de transport à être arrêté, mais aussi le premier à reprendre. Une preuve de plus de la fiabilité et de la sécurité que peut offrir le téléphérique « nouvelle génération ».

Les habitants craignaient des nuisances sonores au tout début du projet, notamment du fait de la proximité de la voie avec le Lycée Bellevue. Après les premiers essais, tout le monde a pu constater que les cabines se déplacent en toute discrétion. Par ailleurs, ce mode de déplacement permettra de réduire les embouteillages pendant les heures de pointe, un point positif pour une démarche écologique. Dans un communiqué, Tisséo a précisé qu’il garantissait un transport 100 % en site propre, grâce au téléphérique. Le directeur général de Tisséo Voyageurs, Thierry Wischnewski, assure que le Téléo aspire à devenir « l’un des éléments emblématiques » de la Ville Rose.