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Écrit par Hervé Koffel publié le 20 février 2026
Salon de l'Immobilier de Toulouse 2026 : trois jours au MEETT pour concrétiser vos projets immobiliers
Le Salon de l'Immobilier de Toulouse Occitanie revient au MEETT du 13 au 15 mars 2026. Trois jours pour arpenter les allées d'un marché en pleine recomposition : taux en repli, neuf sous tension, nouvelles règles du jeu fiscal. Entre promoteurs, constructeurs et, nouveauté de cette édition, spécialistes de la rénovation énergétique, le rendez-vous tombe à un moment charnière pour quiconque envisage d'acheter, d'investir ou de rénover en Occitanie.
Dates, exposants et nouveautés, toutes les infos de cette édition 2026
Le rendez-vous est fixé au MEETT, le parc des expositions et centre de congrès de Toulouse Métropole, situé à Aussonne, du vendredi 13 au dimanche 15 mars 2026, de 10 h à 18 h 30 chaque jour. L'inscription en ligne est recommandée. Côté préparation, mieux vaut ne pas venir les mains vides : un dossier rassemblant avis d'imposition, fiches de paie récentes et simulation de prêt même sommaire vous permettra d'obtenir des réponses concrètes. Les courtiers présents sur place pourront ainsi calibrer une première estimation de votre capacité d'emprunt, un exercice bien plus productif qu'une simple poignée de main.
Sur les allées du MEETT, les visiteurs retrouveront le noyau dur habituel : les promoteurs là pour présenter leurs programmes immobiliers neufs sur la métropole toulousaine, les constructeurs de maisons individuelles, les agents immobiliers, les courtiers en crédit, les notaires et autres conseillers en gestion de patrimoine. Le Pôle Habitat FFB (Fédération Française du Bâtiment), qui fédère aménageurs, constructeurs et promoteurs en Occitanie, accompagne l'événement. Mais c'est du côté de la rénovation que cette édition innove par rapport aux années précédentes : pour la première fois, une quinzaine de spécialistes dédiés à la transformation du bâti existant rejoignent le plateau : menuiserie, huisserie, isolation thermique, photovoltaïque, rénovation globale... Un élargissement qui n'a rien d'anodin, alors que le calendrier réglementaire se durcit pour les logements énergivores.
Le programme de conférences, animé par Henry Buzy-Cazaux (président fondateur de l'Institut du Management des Services Immobiliers, membre du Conseil national de l'habitat), balaie les sujets brûlants du moment : décryptage du dispositif Jeanbrun et des nouveaux véhicules d'investissement (LLI, LMNP, SCPI), optimisation du patrimoine familial (SCI, démembrement, donation), financement (PTZ, crédit immobilier en 2026), accession à prix abordable (PSLA, BRS, aides d'Action Logement) et rénovation énergétique (MaPrimeRénov', CEE, nouveau DPE, photovoltaïque). Quatorze tables rondes réparties sur trois jours, un condensé d'expertise gratuit, ouvert à tous. Le détail des conférences est disponible sur le site du salon.
Marché immobilier à Toulouse : le pouls de la Ville rose en 2026
Impossible de fouler un salon immobilier sans prendre la température du marché local. Le prix médian au mètre carré s'établit à 3 775 € en février 2026 (Chiffres Le Figaro Immo), avec de fortes disparités selon les quartiers : 3 251 €/m² à Croix-Daurade/Borderouge/Paleficat, contre 4 957 €/m² à Saint-Cyprien. Ce qui frappe surtout, c'est la vitalité de la métropole, qualifiée de ville la plus dynamique de France en 2025, devançant Lyon et Bordeaux. Le socle économique continue d'attirer chaque année des milliers de nouveaux habitants, notamment l'aéronautique avec Airbus, le spatial, les technologies numériques, tirant les loyers vers le haut (environ 600 € par mois en moyenne pour un deux-pièces, environ 840 € pour un trois-pièces).
Côté construction neuve, le tableau est moins rose que la ville. Les mises en vente ont plongé de 24 % sur l'aire urbaine en 2025 selon le bilan annuel de la FPI, alors qu'elles progressaient de 9,4 % à l'échelle nationale. Le prix moyen du neuf collectif s'établit à 4 395 €/m², en baisse de 2,1 % sur un an. Ce déséquilibre résulte d'une conjonction de facteurs : hausse des coûts de construction, durcissement des normes environnementales (la RE 2020, réglementation environnementale des bâtiments neufs, en tête), raréfaction du foncier sous l'effet de la loi ZAN (Zéro Artificialisation Nette, qui limite l'étalement urbain d'ici 2050). On notera cependant que les autorisations de logements ont, elle, grimpé de quasiment 13 % en 2025, ce qui présage un reprise.
Pour les acquéreurs, le salon constituera l'un des rares moments de l'année où l'on peut comparer plusieurs programmes en un seul lieu.
Financement, DPE et nouveaux dispositifs : les cartes en main des acheteurs
Si l'offre se raréfie, le volet financement envoie des signaux plus encourageants. Les taux d'intérêt s'affichent aux alentours de 3,4 % sur 25 ans début 2026, contre 4,5 % fin 2023. Pour un emprunt de 250 000 €, la mensualité est passée d'environ 1 390 € à 1 240 €, soit un gain de pouvoir d'achat de 150 € par mois. La durée de rentabilisation de l'achat par rapport à la location est tombée à 12 ans et 3 mois au niveau national, contre 14 ans et 8 mois en 2024.
Le diagnostic de performance énergétique pèse désormais lourd dans la balance. Un appartement classé A ou B au DPE se négocie en moyenne 16 % plus cher qu'un bien noté D ; à l'inverse, les logements F ou G subissent une décote pouvant atteindre 12 %. Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G ne peuvent plus être loués ; ceux classés F subiront le même sort en 2028. Face à un bien ancien affiché à prix attractif, la première question à poser reste : « Quel est son DPE ? »
Côté investissement locatif, le dispositif Jeanbrun remplace le Pinel (arrivé à échéance fin 2024). Fini la réduction d'impôt directe, place à un système d'amortissement du logement : l'investisseur déduit chaque année une fraction du prix d'achat de ses revenus locatifs imposables, un mécanisme comparable au statut LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel), mais appliqué à la location nue dans le neuf.
Ce que disent les experts : entre lucidité et signaux d'espoir
« Les niveaux de prix restent directement liés à l'équilibre économique des opérations, dans un contexte où les coûts de construction, le foncier et les contraintes réglementaires ne peuvent pas s'ajuster mécaniquement aux capacités financières de la demande »
Michaël Merz, président de l'ObserveR de l'Immobilier Toulousain
Hubert Létinier, notaire toulousain, alertait également dès avril 2025 sur les effets en cascade : « des vagues de licenciements importants » frappent toute la chaîne du logement, et la correction des prix reste « très contenue ».
Pour autant, tous les voyants ne sont pas au rouge. Taux en repli, pouvoir d'achat en lent redressement, conditions bancaires qui s'assouplissent : tous les indicateurs convergent vers une stabilisation du marché selon certains cabinets de notaires. Malgré les cycles, la Ville rose conserve de toute manière des fondamentaux solides, avec un tissu industriel diversifié, une démographie en hausse constante, un cadre de vie prisé. Ceux-ci assurent au marché une résilience supérieure à la moyenne nationale.
Trois profils, trois stratégies à affûter avant le salon
Primo-accédants : la montée en puissance de l'accession aidée comme le PSLA (Prêt Social Location-Accession), le BRS (Bail Réel Solidaire) ou encore la TVA réduite à 5,5 %, a porté la part de primo-accédants à 55 % des réservations dans le neuf en 2025, contre 40 % deux ans plus tôt; les stands des bailleurs sociaux et aménageurs publics méritent le détour.
Investisseurs : la disparition du Pinel a provoqué un effondrement des achats locatifs, mais celui(ci s'apprête à repartir avec l'arrivée du Jeanbrun, mais aussi l'essor du LLI et la hausse du LMNP.
Propriétaires rénovateurs : le nouveau pôle rénovation du salon (isolation, menuiseries, photovoltaïque) tombe à pic pour comparer des devis et s'informer sur MaPrimeRénov'.